Une escale inoubliable de trois jours en Islande

Carnets de Voyage

Ah l’Islande… Ce pays fait rêver tout amoureux de voyage ! Saviez-vous qu’il était de plus en plus fréquent de faire une escale à Reykjavik lors d’un voyage pour les États-Unis depuis l’Europe ? Peu d’entre vous savent qu’il est d’ailleurs possible de rester jusqu’à 7 jours (dépendant de votre catégorie de billet d’avion) sans frais supplémentaires, l’Islande se trouvant dans l’espace Schengen. La compagnie aérienne Icelandair souhaite justement mettre en avant ce "stop over" pour favoriser le tourisme de l’île de glace, qui mérite sincèrement d’être découverte !  


À peine atterris à Reykjavik, notre cœur s’emballe, nos poumons respirent l’air pur et frais de la terre de glace et nos yeux ne savent déjà plus où regarder ! Des paysages qui ne se ressemblent jamais et qui ensorcèlent notre esprit. Des plaines et formations volcaniques, des cratères inactifs ou non, des glaciers, des montagnes parsemées de neige, des plages de sable, de galets, des blocs de glace, des cascades, des lagons bleus, des sources de chaleur naturelles, des chevaux qui s’emballent à l’horizon et des moutons qui tentent tant bien que mal de trouver à manger. Tout ça, c’est l’Islande. Et c’est à quelques kilomètres d’intervalle à peine que l’on peut profiter de ces paysages hors du commun. Des vues époustouflantes qui nous dépaysent et nous laissent sans voix. Sur la route, pas un chat, mais pas un individu non plus. Quelques voitures font de brèves apparitions ici et là et nous rappellent que nous ne sommes finalement pas seuls sur cette terre de glace. Dans le bus qui nous transporte, impossible de fermer les yeux, absorbés par les joyaux qui défilent, on risquerait de passer à côté d’une des innombrables merveilles dont le pays regorge. On a du mal à calmer notre excitation. Avant de vous raconter notre périple époustouflant, laissez-nous vous parler un peu de ce merveilleux pays.

©JulietteDM

L’Islande, "Iceland" en anglais, soit terre de glace, est un pays dont la nature est à la fois mère et maître. Lorsqu’on se retrouve seul face à des kilomètres de lave et de nature sans pollution, avec peu d’habitations, de constructions et même de vie humaine, c’est sans doute la première fois que l’on croit autant en la force de la nature. La faune et la flore sont les habitantes principales de cet État insulaire européen de l’acéan Atlantique nord. Les deux tiers des 355 000 habitants sont regroupés à Reykjavik en comptant l’agglomération. Cette terre de glace située entre le Groenland et la Norvège, au nord-ouest des îles Féroé, se trouve sur la dorsale médio-atlantique séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine et compte de ce fait de très nombreux volcans. Culturellement et historiquement, le pays est rattaché à l’Europe. Les paysages sont troublants et bien loin de ce qu’un citadin a l’habitude de voir. Il n’y a pas d’arbres, peu de verdure, beaucoup de moutons, de chevaux mais très peu d’animaux sauvages à part quelques renards blancs d’Arctique et des visons. Côté faune marine, on retrouve des baleines bleues et des phoques. L’observation d’oiseaux est également une activité phare en Islande. Les arbres étant inexistants, les oiseaux font leur nid à même le sol et les touristes apprécient pouvoir les contempler.

©JulietteDM

Concernant le climat, il n’est pas des plus chauds, mais il suffit d’être bien équipé pour ne pas souffrir du froid. Les températures peuvent tomber très bas en période hivernale mais monter jusqu’à des +20 degrés en été. Les jours se raccourcissent en hiver et il arrive que le soleil ne pointe le bout de son nez que quelques heures par jour en décembre. En revanche en été, il ne quitte plus la lande islandaise et il fait même jour à 3h du matin, un ressenti sûrement déconcertant... Le jour le plus long de l’année est justement le 21 juin, et c’est une belle période pour y aller car le temps est doux, les journées sont longues et ensoleillées et le 17 juin, l’Islande fête son indépendance. Elle était en effet dépendante du Danemark jusqu’en 1944. Moultes activités et festivités se déroulent dans la rue pendant cette journée pas comme les autres, et vous aurez la possibilité de découvrir les musiques typiques islandaises !

Comme on anticipe les questions, sachez que la meilleure période pour les aurores boréales est de novembre à février, bien que l’on puisse en voir jusqu’à mi-avril. Mais comme nous l’expliquent très justement les locaux, voir des aurores boréales ne doit pas être un but, simplement un plus. Il est inutile d’être obsédé par ce phénomène naturel qu’on ne peut contrôler. Si la chance est avec vous tant mieux, car c’est une expérience extraordinaire, mais si ce n’est pas le cas, ça sera pour la prochaine fois ! 

Très fiers de leur pays, les Islandais sont adorables et toujours à l’écoute des touristes, prêts à renseigner et à aider. On sent leur envie de nous faire découvrir leur merveilleuse terre de glace et on ne peut que l’apprécier d’autant plus. Allez, on vous raconte notre trip !


Jour 1


Notre premier stop se fit au Blue Lagoon, un lagon naturel de sources chaudes qui est un vrai stop bien-être ! Ce lagon, situé à moins de 20 minutes de l’aéroport, est le lieu idéal pour un dépaysement total, ne serait-ce que le temps d’une demie journée d’escale. Pensez à réserver en avance, les places et le temps sont limités afin de préserver un certain confort. La couleur bleue du lagon est créée par le silica qui est notamment très bon pour soigner l’exéma. Attention aux cheveux, mieux vaut ne pas les mettre dans l’eau car le silica les assèche.

©JulietteDM

On se dirige ensuite en direction du nord, un peu plus vers les terres, pour rejoindre l’hôtel Husafell situé à environ 2h30 de l’aéroport, où nous passerons la nuit. Perdus au milieu de nulle part, la nature nous entoure et nous espionne. Un calme sans pareil, un air pur, une vue à 360° sur les joyaux que la nature peut offrir et surtout sur l’immense glacier Langjökull, le deuxième plus grand d’Islande. Face à la richesse de cette nature flamboyante, un sentiment de première fois nous envahit et on réapprend à découvrir notre planète. On se dirige ensuite vers la "flaoting therapy" de l’hôtel. Une coutume islandaise qui se développe de plus en plus et qui consiste à flotter dans des eaux chaudes allant de 36 à 44 degrés, à l’aide de bouées attachées autour de ses cuisses. Une thérapie relaxante, qui permet de faire le vide avec un contraste froid-chaud plus qu’agréable et dont on n’a pas l’habitude. Les coutumes sont inversées et c’est tout de même troublant de sortir de l’eau par 0 degrés sans avoir froid, tant la chaleur de notre corps est élevée après quelques minutes dans ces bains.

©JulietteDM

Nous apprécions ensuite un dîner local, sain et frais, au restaurant de l’hôtel. On se régale particulièrement avec le cabillaud en sauce fraîchement pêché. En dessert on goûte pour la première fois au fameux Skyr, la spécialité locale qui remplace un peu notre fromage blanc. Cette spécialité laitière de la même famille que le yaourt est considérée comme un fromage très tendre, qui peut faire penser de près ou de loin au goût du cheesecake. Ils l’agrémentent d’ailleurs très souvent de coulis de myrtilles. Ce premier skyr sera le début d’une longue histoire culinaire tout au long du voyage. Après une première journée riche en émotions, on part se coucher en jetant un dernier coup d’œil au ciel étoilé.

Jour 2


Nous débutons la journée par un réveil plutôt matinal pour profiter de la belle lumière. Le jour se lève à 5h et lumière plus excitation font généralement mauvais ménage pour retrouver le sommeil. On part alors se balader dans les alentours, face à cette immensité de montagnes enneigées. L’air frais nous caresse le visage et nous réveille tout en douceur. Après quelques kilomètres, on se requinque avec un petit-déjeuner sain et on repart sur les belles routes d’Islande.

©JulietteDM

On commence par s’arrêter à Hraunfossar, autrement surnommées les "chutes de lave". Cette série de cascades uniques est située au bord du champ de lave Hallmundarhraun et l’eau provient du glacier Langjökull. Elles émergent de la lave solidifiée recouverte de mousse, et on resterait là à les admirer pendant des heures, les couleurs de l’eau changeant au fil des courants et de la lumière. Sublime !

©JulietteDM
©JulietteDM

Nous reprenons la route en direction du village de Stykkishólmur, en s’émerveillant à chaque kilomètre. Une fois arrivés à destination au bout de cette presqu’île, nous découvrons le petit port charmant dominé par une église blanche. Ce bourg est tout de même la plus grande "ville" de la péninsule de Snæfellsnes, et on apprécie particulièrement les maisons colorées que l’on admire depuis le phare rouge sur la colline. Surplombant le port en haut de cette colline, on contemple la péninsule en respirant l’air pur de la région et on constate les formations géologiques atypiques des roches de Stykkishólmur.

©JulietteDM

Après quelques photos, on repart découvrir le reste de la péninsule de Snæfellsnes et tout particulièrement le mont Kirkjufell et sa cascade "Kirkjufellsfoss", icônes de cette péninsule que l’on retrouve d’ailleurs dans Game of Thrones ! Cette montagne dont on traduirait le nom par "montagne église" et qui semble émerger de l’océan, domine la plaine et les chutes d’eau. Des arcs-en-ciel et des aurores boréales subliment souvent ce lieu et le rendent encore plus féérique. On ne sait même plus vers où regarder, entre les montagnes enneigées au loin, les cascades qui coulent à flot et la plaine révélant le Mont Kirkjufell, on est émerveillés !

©JulietteDM
©JulietteDM

Après une matinée riche en émotions, on part déjeuner au restaurant Bjargarsteinn. Une maisonnette charmante située dans le village de Grundarfjörður, où l’on déjeune face à une vue spectaculaire entre mer et montagne. Un restaurant mignon et typique où l’on se régale avec une planche composée de moules, d’une soupe aux fruits de mer et d’un cabillaud, le tout fraîchement pêché. Évidemment, ce ne serait pas un vrai repas islandais si nous ne terminions pas avec un Skyr à la myrtille !

©JulietteDM
©JulietteDM
©JulietteDM

On profite de la digestion pour s’arrêter quelques minutes le long de la route Snæfellsnesvegur et admirer l’horizon à perte de vue.

La journée est loin d’être terminée, le programme est chargé. Direction une première plage de sable, cachée, que le chauffeur nous fait découvrir sur la route de Snaefellsnes avant de marcher sur le cratère du Volcan Saxholl. À l’aide des escaliers qui mènent au sommet du cratère, on monte tranquillement en haut de ce superbe volcan endormi dont la dernière éruption remonte à quelques milliers d’années. Avec la vue panoramique à 360° sur la région et l’intérieur du cratère, on est encore bouche bée devant ce que l’on voit.

©JulietteDM

On reprend la route en direction de la plage de Djupalonssandur, une belle plage de galets noirs où gisent les vestiges rouillés d’un chalutier anglais échoué en 1948. Ces décombres donnent une atmosphère singulière au lieu et les formations rocheuses qui bordent la plage sont tout aussi atypiques que celle-ci. Un de ses rochers possède d’ailleurs un trou à travers lequel on peut apercevoir le glacier Snaefellsjokull. Cette plage est également connue pour quatre grosses pierres de tailles différentes posées sur le sable et utilisées autrefois pour mesurer la force des pêcheurs. Une activité à laquelle les touristes adorent se prêter ! Chaque pierre a un nom correspondant à la force de celui ayant réussi à la poser sur la plate-forme qui se trouve à hauteur des hanches.

©JulietteDM
©JulietteDM
©JulietteDM

Avant de repartir, on prend quelques petits galets noirs dans notre poche en guise de souvenir et on admire la vue une dernière fois en haut du point d’observation.

On passe dire bonjour à Guðríður Þorbjarnardóttir sur la route du retour, une des femmes les plus emblématiques de l’histoire d’Islande. Cette femme nordique née aux environs de 990 en Islande fut parmi l’un des premiers Occidentaux à avoir vécu en Amérique où elle donna d’ailleurs naissance à son fils Snorri. Durant le voyage, le bateau de Gudrid et de son mari aurait fait naufrage, mais la famille aurait survécu grâce aux secours. Cette grande voyageuse est aujourd’hui un symbole de fierté pour le pays et on découvre la statuette en son hommage avant de rentrer à l’hôtel Arnarstapi Center.

©JulietteDM

Cet hôtel perdu au bord de la mer, face aux falaises d’Arnarstapi et du port du village, tous trois accessibles en quelques minutes de marche, est tout aussi dépaysant que le premier. Il surplombe la péninsule de Snæfellsnes et quand la nuit tombe, le ciel étoilé est une merveille pour les yeux. Rêver éveillé prend alors tout son sens et l’immensité de l’univers nous éblouit et nous berce. Après avoir eu la chance inouïe de voir les dernières aurores boréales de la saison, nous partons nous coucher. Le matin, il est bon de se réveiller aux aurores pour profiter d’une tranquillité totale pour marcher sur le sentier le long de la mer. La lumière chaleureuse du lever du soleil islandais est un souvenir que l’on n’est pas prêt d’oublier.

©JulietteDM


Jour 3

Après une promenade fortement agréable d’une petite heure le long de la mer où le mélange lumière chaude du lever du soleil et chants de mouettes matinaux annoncent une bonne journée, on part en direction de Bjarnarfoss.

©JulietteDM

Cette cascade impressionnante est située tout près de la route 54, toujours sur la péninsule de Snaefellsnes. Après un léger effort pour gravir la pente abrupte du ruisseau provenant de la cascade, on la découvre enfin de près. Elle coule à flots sur les roches encore recouvertes de neige pour certaines. On repart ensuite en admirant les lacs gelés et les montagnes enneigées sur notre route, et on fait un stop à Ytri Tunga Beach pour s’approcher des phoques qui se dorent la pilule au soleil sur les rochers de cette plage. On les envierait presque !

©JulietteDM

Nous passons rapidement par la source d'eau minérale d'Ölkelda pour remplir notre bouteille d'eau directement au robinet. L'eau un peu gazéifiée comprend beaucoup de fer et de calcium et a de réelles propriétés curatives, notamment pour les personnes souffrant de maladies du cœur ou des reins. 

©JulietteDM

On se dirige ensuite vers Gerðuberg Cliffs, une falaise très impressionnante composée de colonnes de basalte, longeant la côte sud de la péninsule de Snaefellsnes. On a du mal à croire qu’elles soient naturelles tant ces colonnes sont hautes et régulières, semblant être taillées à la main. Voilà encore une autre merveille de la nature qui nous stupéfie par sa formation de piliers de forme hexagonale. Il y a des milliers d’années, des rivières de lave ont "coulé" ces falaises de manière très égale et la mer les a ensuite refroidis en leur donnant cette forme unique et inhabituelle.

©JulietteDM

Après un petit passage par les sources d’eau chaude de Landbrotalaug, qui ressemblent fortement à des jacuzzis, au détail prêt qu’ils sont naturels, on passe ensuite l’après-midi au Krauma Center, pour profiter des bains géothermiques du lieu. Après un déjeuner healthy à base de poissons et légumes frais principalement, on part profiter de cette expérience typiquement islandaise. Ce spa est situé à
Deildartunguhver, la plus puissante source thermale d’Europe. L’eau chaude provient justement de Deildartunguhver, où l’eau à 100 degrés est refroidie avec l’eau froide du glacier des environs afin d’obtenir la température idéale pour le bain. Krauma propose cinq bains géothermiques naturels relaxants de 36 à 44 degrés, ainsi qu’un bain froid de 6 degrés pour faire circuler le sang. Il vous faudra du courage pour y entrer ! Deux saunas apaisants mais un peu étouffants sont également à disposition, ainsi qu’une salle de détente où il est bon de se reposer sur les transats tout en écoutant de la musique relaxante au bord du feu de cheminée. Se baigner dans des eaux chaudes alors que les températures extérieures ne dépassent pas les 5 degrés est un luxe dont on a peu l’habitude. Et il l’est d’autant plus quand on admire la vue sur la montagne depuis notre bain, bien au chaud.

Après quelques heures passées dans ce spa naturel, nous reprenons la route en direction de Reykjavik, apaisés et enchantés par cette expérience. Le soir, nous allons dîner à l’excellent restaurant local, Mat Bar, où l’on goûte des produits frais, locaux et quelques spécialités surprenantes dont on est fan. Après ces délicieux plats à partager et quelques cocktails, on part au Miami Bar juste en face pour profiter de la nightlife islandaise ! On part se coucher le cœur gros à l’idée de quitter ce merveilleux pays aux aurores, mais on sait que l’on y retournera au plus vite et pour plus longtemps.

©JulietteDM

Sachez que la compagnie aérienne Icelandair met également son équipage à disposition des voyageurs depuis le 10 avril en lançant la hotline buddy, qui n’est autre que des recommandations personnalisées données par des locaux pour un voyage en Islande. Les voyageurs seront alors en contact direct avec un buddy d’Icelandair qui les aidera à réduire le stress de la planification des voyages. Les voyageurs pourront se connecter au service directement via leur téléphone ou envoyer un message à un buddy par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée. Si vous vous demandiez où trouver le meilleur restaurant de poisson de la ville selon un local, où profiter d’une piscine géothermale chaude loin de la foule, ou bien où faire la fête le samedi soir, ces buddies auront sans doute la meilleure réponse.
 

Ég elska þig Iceland !