Dormir en prison, la nouvelle tendance voyage complètement WTF !

  • Agathe S
  • Inspirations
  • Publié le 16 Janvier 2023 à 18h55
© Orange Is the new black, Netflix

En Inde, les prisons ont le vent en poupe. Passer la nuit derrière les barreaux est la nouvelle tendance voyage morbide à laquelle se prêtent quelques Indiens en quête de sensations fortes. Bon sang, mais où va le monde ?

On avait entendu parlé du ciné-tourisme, très en vogue pour l’année à venir, mais le tourisme carcéral, lui, on ne l’avait pas vu venir. On ne l’avait même pas aperçu au bout du couloir, c’est pour dire ! Depuis quelques années, il est possible de séjourner dans l’une des nombreuses prisons indiennes, non pas pour se racheter d’une quelconque infraction,mais simplement pour… l’expérience. 

En immersion totale dans la vie carcérale, l’expérience varie cependant selon la prison choisie. Nuit sur le sol ou sur un matelas, participation aux tâches quotidiennes de la prison, pour le fun. Et je vous vois venir… Non, ce n’est pas une pratique réservée à 2-3 voyageurs en manque d’inspiration. L’engouement pour ces séjours atypiques est réel. Déjà en 2020, le magazine de voyage Indien Touriosity Travelmag affirmait qu’ « il existe une demande croissante pour ce type de tourisme ».


Jusqu’à 25€ la nuit

Bien évidemment, cette expérience immersive a un coût, qui peut s’élever jusqu’à 25€ la nuit. Pas énorme me direz-vous, mais ramené au niveau de vie indien, et ajouté au fait qu’il s’agit d’une prison… Disons qu’il faut vraiment avoir envie de tenter cette expérience quelque peu morbide. 


En plein dans le dark tourism

Le dark tourism désigne les pratiques touristiques associées à la souffrance, à la mort ou à des catastrophes, et pour lesquelles il faut payer. Cette tendance a notamment fait du bruit avec l’essor du tourisme à Tchernobyl. Si cela correspond à un tourisme éducatif pour certains, de véritables questions se posent. Parmi elles, la glamourisation de ces lieux macabres. Difficile de savoir où se situe la limite entre la visée pédagogique de ces visites et la visée voyeuriste d’une société du spectacle…



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