New CITYzens, la plateforme participative qui fait bouger les villes dans le monde entier

Tendances

Chez New CITYzens, ils sont entrepreneurs, membres d’associations ou simples citoyens, et ont un but commun : faire bouger les choses autour de chez eux. Ils nous inspirent pour des projets participatifs et nous motivent pour aller jusqu’au bout de nos idées et enfin passer à l’action. On a rencontré Nicolas, un des deux co-fondateurs, et il nous raconte tout.

Salut t’es qui ?


New CITYzens, c’est un projet créé il y a 7 ans qui n’était à la base qu’une simple série de reportages vidéo autour du monde pour rencontrer des gens qui sortaient de notre quotidien, de notre cadre et environnement et qui étaient prêts à faire bouger leur ville. Depuis toujours, le peu de croyance des individus dans le collectif nous interpellait et on a voulu tenter une mobilisation générale. Fédérer des projets participatifs et contribuer à ces projets grâce à l’enthousiasme contagieux de ces citoyens prêts à faire bouger les choses. Pas de discours écolo ou social chez nous, mais plus un esprit d’initiative à l’échelle locale. En 2014, on a alors décidé de transformer ce projet personnel en projet collectif et c’est de là qu’est né le projet associatif New CITYzens !

Les New CITYzens en une phrase ?


Les New CITYzens, ce sont ces hommes et ces femmes passionnés par l’envie de faire avancer les choses et qui ont tous en commun l’enthousiasme et la motivation de passer à l’action et d’embarquer les citoyens sur un projet culturel environnemental.


L’association, elle fait quoi ?


Depuis 2017, on a lancé la plateforme pour partager les projets de ceux qui ont, un jour, décidé d’agir pour contribuer à l’amélioration de leur ville et de leur quartier. Nous ne sommes pas une plateforme de l’information mais un outil d’inspiration, une sorte de boite à outils créative. C’est en créant une réelle communauté aux quatre coins du monde que les choses avanceront et que le quotidien progressera. Les cultures sont peut-être différentes, mais les leviers sont les mêmes et l’international inspire. On veut donc actionner les choses de manière internationale et locale.
Avec 124 membres, 104 villes couvertes, 203 projets citoyens partagés, 50 actions de mobilisation locale et 2260 citoyens mobilisés, New CITYzens a pour but de partager des projets participatifs positifs et concrets avec une approche hyper grand public pour toucher 95% des gens qui ne sont pas engagés !

© Facebook BangkokVanguards

Quels sont les critères pour faire partie de la plateforme ?

New CITYzens a quatre critères bien précis :
1) Le projet doit être porté par un citoyen, un collectif d’habitants, ou des entreprises sociales
2) Il doit répondre à un défi local
3) Il doit également y avoir une dimension participative, un projet ne fonctionnant que lorsqu’une somme d’habitants fédérateurs fait vivre le projet
4) Chaque projet doit être original et créatif
L’association a pour mission d’accompagner ces New CITYzens dans la réalisation de leurs initiatives et de les pousser à aller jusqu’au bout.

Comment sont mobilisés les bénévoles ? 


L’association mobilise ses bénévoles autour de trois actions
1) Détecter dans le monde entier des initiatives inspirantes grâce à une veille collective : c’est ce qu’on appelle les "spotters"
2) Réaliser des reportages vidéo sur certains projets, avec des témoignages et conseils des citoyens porteurs de projet : on les appelle les "reporters"
3) Mettre en place des initiatives positives avec les habitants au cœur de leur quartier via des ateliers créatifs et des rencontres : Ce sont les "shakers"


Qui peut en faire partie ?


Toute personne curieuse et à la recherche d’initiatives positives, tout passionné de vidéo, professionnel ou non, et aimant raconter une histoire en images, ou encore tout individu aimant partager son enthousiasme en motivant les autres à agir collectivement grâce à la fédération d’un groupe. Savoir comment partager des initiatives avec une communauté, c’est aussi là tout l’enjeu.
Aujourd’hui, de simples voyageurs ou blogueurs tombent sur notre site et nous contactent pour prendre part à des initiatives locales et faire des reportages vidéo. Créer de l’enthousiasme par l’image, c’est essentiel !

© Facebook the streets barber

Les bénévoles ont-ils une aide lorsqu’ils partent en voyage ?


Nous ne fournissons aucune aide financière, la plupart des voyageurs nous contactant pour faire de leur « roadtrip » une expérience à part entière. Ils sont déjà sur place, ou sur le point de partir, et avaient pour ambition de mener à bien un projet humanitaire ou participatif. Entrer dans la communauté de New CITYzens est alors intéressant pour eux comme pour nous.
Si nous ne les aidons pas financièrement, nous les accompagnons cependant par une formation-atelier vidéo afin qu’ils puissent réaliser des reportages qualitatifs, tout en restant cool, ce n’est pas un projet urbain. On les briefe également sur les bases de l’interview, on les met en contact avec nos relations à l’étranger, on leur parle des bonnes initiatives de la région ou du pays dans lequel ils se rendent et NC leur fait de la com. Il s’agit de produire du contenu sur des initiatives positives mais de manière très qualitative pour faire bouger les gens.


Des exemples de projet ?


- Raul, Berlinois, est atteint de la maladie des os de verre et est en fauteuil roulant depuis la naissance. Sa problématique ? Il ne sait jamais dans quel bar se rejoindre avec ses potes. Avec l’appli whealmapp et la plateforme opensource il a créé une open street map afin de renseigner les handicapés sur l’accessibilité des lieux se trouvant à proximité.

- Les éboueurs de Çankaya en Turquie ont pris l’initiative de mettre de côté tous les livres ramassés pour créer une grande bibliothèque gratuite et ouverte à tous. Lieu réservé aux éboueurs et à leurs familles au début, la municipalité a aujourd’hui décidé de rejoindre le projet pour permettre l’ouverture de la bibliothèque pour tous.

- À Medellin en Colombie, le projet Pazaluz est en charge d’amener un éclairage de rue écologique au cœur des bidonvilles de Medellin en concevant des projets d’installation de lampadaires solaires dans les rues. Ça permettra aux habitants de se réapproprier l’espace public et de renforcer les communautés, sachant que 2 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité !

© Facebook Pazaluz


D’autres projets pour souder la communauté ?


Bien sûr ! On organise des ateliers de quartier qui consistent à rassembler des habitants d’un même quartier dans un lieu prédéfini pour les faire parler de leur quartier, leurs envies, leurs frustrations, et leur montrer que d’autres gens dans le monde ont les mêmes attentes, et qu’eux, ils se sont bougés ! Ce sont justement les "shakers", animateurs d’événements, qui organisent ces ateliers et soulignent la diversité des projets possibles. L’objectif de l’atelier est de très vite passer à l’action. La première étape est d’abord de penser à des projets qu’ils souhaiteraient réaliser. On fixe ensuite une deadline, qui est de six à huit semaines, afin que l’idée devienne réalité. Lors du deuxième module, on rentre dans le vif du sujet en créant une sorte de business plan. On essaie d’organiser deux à trois ateliers par an.

Le deuxième événement pour rassembler la communauté est le New CITYzens Day.
Tous les trimestres, nous choisissons ensemble une initiative cool de la plateforme et nous lançons un défi. « Samedi 2 juin, connectez les villes autour de la thématique agriculture urbaine », c’est le premier NCDay à avoir été mis en place par Thomas, Céline, Marie, Flo et Naomie à Paris. En juin dernier, il a donc eu lieu dans le 10e à Paris, mais aussi à Medellin et Bogota en Colombie, grâce à des partenariats avec des ONG. Ce first NCDay a rassemblé 150 personnes. Un beau départ ! Le but était de trouver un lieu pour mettre de la couleur et du vert tous ensemble entre voisins.
Les thématiques seront très différentes d’un NCDay à l’autre. Le 10 novembre prochain il s’agit de la « run eco team ». En jogging seul ou en groupe, les New CITYzens devront récupérer tous les déchets avec un sac plastique.

On souhaite poursuivre la création de cette communauté hyper vertueuse où les détections des uns vont servir aux ateliers des autres.

Des projets pour la suite ?

Faire plus d’actions de terrain est une de nos problématiques majeures. On aimerait multiplier les ateliers et les NCDay dans un maximum de villes avec un maximum de citoyens.
Un de nos autres objectif serait de favoriser de plus en plus l’interconnexion entre les participants. Qu’ils puissent raconter qui ils sont, que chacun ait une petite bio perso, qu’on ajoute des services interactifs pour que les autres puissent laisser des commentaires et des messages ou tout simplement qu’on puisse contacter les New CITYzens directement.

Le mot de la fin ?


Aujourd’hui le projet appartient aux participants et le but est que tout le monde se sente fondateur !