Participez à un voyage éco-volontaire à bord d'un trois-mâts

Tendances

Les vacances utiles et responsables, ça existe ! Partez à bord de ce trois-mâts de 47m de long pour dépolluer l’océan Altantique. À la recherche de plastique et filets fantômes, chacun pourra participer pleinement à l’aventure et même s’initier à la voile !  

Le Kraken, c’est le nom de ce navire école aux missions écologiques et scientifiques. Le premier trois-mâts à dépolluer l’océan affrété par la jeune association française Wings of the Ocean ! C’est une aventure humaine fabuleuse qui vous attend à bord de ce bâteau. En plus d’être en vacances sur un superbe navire, vous serez intégrés à l’équipage du Kraken et formés à la navigation. Larguer les amarres, hisser les voiles, prendre son quart de navigation et même souquer les artimuses fera donc partie de votre quotidien. Mais la mission principale de ce voyage restera de retirer un maximum de plastique et de filets dérivants des océans dans les zones les plus polluées. Vous nettoierez les plages et recyclerez tout à terre à votre retour. Des scientifiques seront également présents à bord afin d’effectuer des recherches et d’animer des conférences.



Si vous partiez pour des vacances farniente à vous dorer la pilule au soleil, ce n’est pas vraiment ce qui vous attend. En revanche si l’écovolontariat vous parle, que vous êtes à la recherche de rencontres exceptionnelles et d’aventures hors des sentiers battus, et qu’être à la barre d’un trois-mâts au soleil couchant vous a toujours fait fantasmer, ce voyage risque fortement de vous plaire !



Après sa création en 1974 aux Pays-Bas, le Kraken est transformé en un trois-mâts goélette en 1983 avant de partir naviguer aux Caraïbes et revenir dans son pays d’origine en 1985. Depuis, le Kraken navigue en Europe du Nord sous le statut de "Vieux gréement" et participe régulièrement à différentes festivités. Une des premières ambitions de Kraken est d’agir directement en mer. Grâce à sa grandeur et sa puissance, il peut accueillir jusqu’à une centaine de personnes lors de sorties à la journée ou d’événements et permet ainsi de sensibiliser moultes personnes à son action.

Le deuxième objectif du Kraken consiste à sensibiliser les gens en éveillant leur conscience pour éviter l’irréversible et propose ainsi des interventions ludiques et éducatives afin de protéger l’environnement de la meilleure manière qu’il soit. 24 personnes pourront embarquer et être intégrées à l’équipage déjà en place afin d’être mises à contribution dans les différentes tâches dédiées à la mise en œuvre du bateau et de sa mission.


Souhaitant naviguer au maximum à la voile, l’équipe est fortement dépendante de la météo. Les dates des voyages peuvent ainsi être amenées à changer et les arrêts aux ports susceptibles de se prolonger. Mieux vaut être flexible pour ce voyage. Les pauses sont en général de l’ordre de 3 à 4 jours par port afin d’effectuer le turn-over nécessaire des écovolontaires et leur permettre de prendre au moins une journée pour visiter les environs, de réaliser le ravitaillement du bateau et l’entretien si besoin.

Le Kraken, c’est déjà 102 kilos de plastique sortis des océans, 1300 miles parcourus à la voile, et 15 tonnes de marchandises acheminées.



À la barre, Julien Wosnitza, un militant écologiste de 25 ans qui s’est fait connaître avec son petit livre didactique sur la collapsologie nommé Pourquoi tout va s’effondrer. Après un certain endettement, Julien Wosnitza et Sébastien Fau, son co-équipier, réussissent à acheter le Kraken et un chalut de surface Thomsea adapté à la collecte des déchets flottants. 350 000€ de travaux, c’est ensuite ce que ces deux jeunes entrepreneurs ont dépensé pour rénover le bateau. L’urgence est à présent d’accueillir au plut tôt des éco-volontaires pour rentabiliser le projet, en faisant payer 100€ par nuit.

Une forme d’écotourisme pas si onéreuse lorsqu’on sait qu’ils doivent payer les frais d’entretien, et entretenir les 14 membres de l’équipage bénévoles ainsi que la vingtaine d’éco-volontaires. 


Les points-clés à connaître
:

  • Non vous n’avez pas besoin d’avoir une expérience en mer au préalable, juste d’une assurance santé et voyage
  • Français et anglais seront les langues officielles du séjour
  • Les prix comprennent pension complète, mais ni consommations au bar ni sorties et activités à l’extérieur du navire ne sont incluses


La dégradation de l’environnement par l’homme est bel et bien une réalité et il est essentiel de s’en préoccuper. Alors si on peut allier l’utile à l’agréable, pourquoi s’en priver ?